#24. Diagnostic…fatal

mai 20, 2017 Olivier Malanda No comments exist

 

 

 

 

 

 

 

Une simple visite chez le médecin se transforme en véritable calvaire pour ce couple, parents de 2 enfants. A l'origine de la tourmente, une maladie très répandue et incurable à ce stade. 

Voilà le pitch de ce court-métrage réalisé par Fabrice Bracq (avec un scénario  d'Antoine Cupial) dont je te livre ici la transcription. 

Bien sûr, il s'agit là d'une fiction humoristique qui n'est rien d'autre qu'un prétexte pour te montrer comment tu peux apprendre le français plus rapidement, plus facilement et en t'amusant surtout...

Je ne t'en dis pas plus et te laisse à la vidéo...

> Adresse : https://www.youtube.com/watch?v=AM4c9ckSy9M

Télécharge la transcription ici.   Transcription >

D: Pour le Docteur / P: Pour le patient / F: La Femme du patient

D : Hm..Hm Hm Hm….
Bon... j’ai les résultats de vos tests, puisque vous aviez un doute. Je ne vais pas vous mentir. Ils ne sont pas bons.
P : Comment ça…pas bon ?...Je ne comprends pas.
F : Mais comment ça pas bon ?
D : On n’est même pas dans la zone d’incertitude. Les résultats sont très clairs.
F: Mais…Y’a peut-être une erreur, enfin y’a des tests faussés, c’est possible ?
D: Bien sûr que ça existe, vous pouvez même demander un deuxième avis si vous voulez, je vous assure que je ne me vexerai pas, on comprendra très bien mais malheureusement…
Très franchement, je ne pense pas que le diagnostic va changer dans les grandes largeurs, vraiment !
P: Et pourquoi on s’en rend compte que maintenant ?
D: Certains sont touchés dès l’enfance, d’autres à l’âge adulte, parfois les symptômes n’apparaissent pas tout de suite, y’a pratiquement rien pendant des années et puis ça arrive comme ça brutalement, on ne sait pas pourquoi.
P: Y’a des médicaments ?
D: Aucun. Aucun laboratoire ne dispose de molécules efficaces.
P: Ou un régime alimentaire particulier peut-être ?
D: L’alcool. Il faut supprimer l’alcool parce qu’on sait que l’alcool aggrave les symptômes.
P: Ouais…Ouais donc y’a plus d’espoir quoi…
D: Ce qui est très important, très important, c’est le soutien. Le soutien de la famille et le soutien des amis.
P: Ils sont tous partis.
F: Euh…à part ton frère !
P: Oui, y’a mon frère.
F: Les deux, ils sont pareils, ils sont inséparables.
P: Pareils
D: Sachez que vous n’êtes pas un cas isolé. J’en vois beaucoup ici vous l’imaginez, des patients comme vous, d’ailleurs ça peut peut-être vous aider d’en rencontrer d’autres pour parler avec eux, ça pourrait peut-être vous aider à surmonter les choses.

P: Mais surmonter quoi ? J’vois pas où est le problème, moi j’me sens très bien !
D: Vous imaginez bien qu’en tant que médecin, je préférerais aujourd’hui vous dire « tout va bien, on se revoit dans 6 mois ». Malheureusement, j’ai beau lire, re-lire, rere-lire les conclusions de mes confrères, y’a aucun doute ; vous avez une altération majeure des
fonctions cognitives supérieures.
F: Ah oui, il est con quoi !
P: Mais euh……beaucoup ?!
D: Complètement con.
P: Complètement ça veut dire beaucoup ?
F: J’aurais dû m’en douter… J’aurais dû m’en douter
P: Donc ça veut dire beaucoup quoi…
F: J’sais pas…c’est pris en charge à 100% ?....Non !
D: Vous savez, quand c’est pris tôt pendant l’enfance on peut essayer par de la rééducation d’améliorer les choses mais à votre âge franchement, y’a pas grand-chose à faire.
F: Mais…on peut quand même essayer ?!
D: Il faut essayer de passer le cap difficile de l’annonce. Vous savez, c’est pas forcément très invalidant. D’ailleurs, la plus part des patients ne s’en rend pas compte. C’est l’entourage qui s’en aperçoit.
F: Ah non mais moi mais docteur, moi je n’ai rien vu ! Je n’ai rien vu ! Je n’ai rien vu venir, rien !
D: Il ne serait pas intéressant de vous faire passer des tests à vous aussi !
F: Mais…Pourquoi par que c'est...c’est contagieux ?!
D: On sait pas. On connait pas le mode de propagation, parfois tout l’entourage est touché, parfois non.
F: Mais attendez nous ça fait.. maintenant ça fait 10 ans qu’on est ensemble donc forcément ça fait très longtemps qu’on ne se protège plus !
D: Vous avez des enfants ?
F: Mais oui ! on a un garçon et une fille de 5 et 7 ans.
D: Dans leur intérêt, ça serait peut-être pas mal de les éloigner un peu... Vous les confiez à quelqu’un si vous voyez ce que je veux dire.

F: A son frère ?
D: Non ! Plutôt quelqu’un hors de la famille vous voyez ?
F: Heu…On a des voisins. C’est n couple très gentil et en plus leur grand-fils est à l’université.
P: Non, à la FAC,
F: Non, Il est à l'Université !
D: C’est pareil ! C’est une bonne idée, hein ! Comme ça vous pourrez garder un oeil sur eux…. mais de loi, de … de très très loin.
...
D: Je vous raccompagne ?
F: Ben oui !
F: Ben merci Docteur.
P: Merci…
...Au fait Docteur, au boulot, je dis quoi ?
D: Surtout vous dites rien, ils ont certainement déjà au courant. N’oubliez pas, si vous avez le moindre problème, la moindre question, vous m’passez un p'tit coup de fil, d’accord ?
F: Mais, j’y pense. Vous, vous risquez rien là à passer votre journée avec des…avec des cons ?
D: Vous savez à force d’en voir, je suis un peu en quelque sorte immunisé. Allez au revoir, à bientôt !
...
D: Madame Bachelot !
RB: Ah oui, c’est, c'est moi.

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Pour tirer un profit maximal de cette expérience, je t'invite à relire la transcription et à interpréter le rôle du docteur en réécoutant le texte. C'est une méthode impeccable pour progresser en un temps record...

Et maintenant, j'attends tes réactions. J'ai en particulier une question. Que penses-tu de la maladie qui ronge notre patient ? Que peut-on faire pour y remédier ?

A bientôt !

 

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