Nous vivons une époque fantastique où le savoir est à portée de main.

J’écoute régulièrement le podacst de Tim Ferris (l’auteur du Best-seller : « La semaine de Quatre heures ») et incarnation des étonnantes capacités d’apprentissage de l’être humain. J’ai été très agréablement surpris de retrouver des similitudes surprenantes entre l’approche DiSSS de Tim et le programme FFF.
Dans cet épisode (en anglais), Tim décompose l’acquisition et la maîtrise d’une nouvelle compétence à partir d’une matrice qu’il appelle DiSSS (le procédé mnémotechnique selon Tim : Pensez à la Playstation DS3…)
La matrice se décompose en quatre éléments :

 – D : Comme « Deconstruction »
Il s’agit d’identifier et de réduire à leurs formes la plus élémentaires les « small manageable pieces » composants fondamentaux du thème à maîtriser. En d’autres termes, identifier les Légos constituant la pièce que l’on cherche à reproduire. Avant d’en venir spécifiquement au Français, je pendrai l’exemple du basket-ball où les éléments fondamentaux et complémentaires à maitriser sont : le drible, le shoot. Revenons-en donc au français où la maîtrise orale passera nécessairement par La conjugaison et la syntaxe. Tim suggère fortement d’accompagner l’approche de la déconstruction par l’interview détaillée d’un un ou plusieurs experts dans le domaine afin d’identifier les éléments pivots. Une question clé à cet égard est : « Si je devais me présenter à une compétition dans un mois, quels méthode me conseilleriez-vous ? » Ça évoque quelque chose chez vous ?

– S : Comme « Sélection »
L’idée de base est simple. Obtenir au minimum 80% du résultat souhaité en n’utilisant que 20% du matériel. Adaptons ce concept à la maîtrise parfaite du français à l’oral : Il est inutile de connaître tous les mots du dictionnaire français (entre 60 000 et 100 000 selon des dictionnaires) lorsque dans la pratique, le Figaro Etudiant nous apprend qu’en moyenne un adulte utilise 3000 mots dans sa vie quotidienne et que les étudiants les plus cultivés en utilisent 6000. J’irai même plus loin en remarquant que pour certains métiers très spécifiques, le champ lexical est encore plus réduit….On en revient donc au principe de la Dose Minimale Effective (cf. mon tout premier post) qui renforce l’idée qu’une connaissance approfondie du vocabulaire est illusoire et inutile. Sur ce sujet, FFF vous aidera aussi principalement à travers la simulation d’entretiens professionnels ou des mises en situation reproduisant des situations réelles.

– S : Comme « Sequencing »
L’ordre est important. Si vous souhaitez apprendre le Basket-Ball, vous n’irez pas directement au All Star Game n’est-ce pas ? L’approche ici consiste à définir le protocole le plus efficient possible pour n’avoir qu’à effectuer un nombre minimal d’exercices préparatoires qui assureront une évolution permanente et rapide vers l’objectif souhaité. Oublions le français pour un moment et parlons par exemple d’une grande préoccupation de notre ère : les abdos. Est-il préférable de faire un même exercice 100 fois ou de renforcer certains muscles avec des exercices moins intenses mais beaucoup mieux adaptés et ciblés ? La réponse tombe sous le sens et une fois de plus le programme FFF reflète cette approche ciblée et percutante à la fois.

– S : Comme « Stakes » – Les Enjeux
Quels sont les conséquences dans la vraie vie si vous échouez ? Quelles mesures doivent être mises en place pour assurer le succès ? L’Enjeu est pour moi le point le plus important car c’est en premier lieu l’idée du résultat qui commande l’action. Retenez cette phrase (elle est de moi 🙂 : « L’idée du résultat commande l’action »). Je m’explique :
L’acquisition d’un nouveau savoir ou d’une nouvelle compétence est un changement à ne pas négliger. Qui dit changement dit résistance au changement et lutte intérieure pour s’extirper de sa zone de confort. Prenons deux individus qui commandent tous les deux une application pour parler Russe
> L’individu A est motivé, a déjà des bases solides et souhaite améliorer son niveau mais compte sur ces acquis
> L’individu B par contre connait très peu la langue mais doit absolument rejoindre sa compagne en Russie et doit parler Russe pour trouver un emploi.
Qui d’après-vous est le plus susceptible d’abandonner ? « A » bien sûr car au final rien de dramatique ne changera dans sa vie s’il ne parle pas couramment Russe.
En français on dit : « Nécessité fait loi ! » (Equivalent français de « Whatever it takes »)

En conclusion
– L’idée du résultat commande l’action
– Sans le dernier S de DiSSS, you’ll be dismissed !

Acquérir rapidement de nouvelles compétences et maîtriser sa courbe d’apprentissage, ce n’est pas une légende urbaine mais une réalité tangible que je mets à votre portée….

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